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Prologue 1/2 **********************************************************************
Le 27 Octobre 2008 : PROLOGUE <<partie 1>>
La pluie tombait à boit debout dans la ville. L'Automne pleurait la mort de son ami l'Été, pleurait l'arrivée de son ennemi l'Hiver. Pleurait la peine de toutes les personnes enfermées dans leurs maisons regrettant le soleil, pleurait pour la tristesse des gens toujours dans leurs maisons ne pouvant plus sortir. C'est aussi ces journées là où les gens peuvent être les plus égoïstes du monde. Passant dans les rues sans lancer un seul petit regard, sans sourire aux gens qui passent, tout le monde sont des inconnus, et restent des inconnus. Leurs parapluies en main, les gros manteaux, les foulards cachant leur seul identité et passent tous à grande vitesse, à leur tête, se méfiant de rien, et se méfiant de tout. Mais lui, oui lui. Il s'en fout. Il s'en fout du monde, il ne veut plus, il n'en peut plus. Pourquoi?Parce que. Parce que c'est comme ca. Il marche, et il marche. Il a oublié son chapeau, son parapluie, son foulard, son gros manteau, et il a surtout oublié son identité.
Pourquoi? Parce que c'est comme ca. Sa destination? Il ne sait plus, mais il marche. Il ne s'est pas encore décidé, malheureusement pour nous, tant mieux pour lui. Les gouttes d'eau tombent de partout, tombent sur le beton, sur les parapluies des autres, et les gouttes tombent surtout sur lui. Personne ne remarque rien, ils ne remarquent pas le jeune garcon sans rien pour se couvrir. Ils ne remarquent pas la tristesse dans ses yeux, ils ne remarquent rien, point. Et il les remercie, il remercie pour la première fois les gens autour de lui. Il les remercie sincèrement de ne pas le voir, de ne plus le juger, de ne rien faire de lui, de l'ignorer complètement, de le prendre pour un invisible tout simplement.
I like it in the rain no one can see I'm crying,
All the pain is hidden while I'm slowly dying,
Un pas. Deux pas. Trois pas. Il ne sait plus où il est, mais l'odeur salée de la mer le fait revenir sur terre, non il ne veut plus, il ne veut plus penser à son existence. Il se retrouve maintenant sur un quai, les profondeurs noires ne le font aucun effet, il avance de plus en plus. Allez, vas-t-en, envole toi petit garcon, tu es venu alors tu pars. Ne retourne plus en arrière. Saute, vole, fais tout ce que tu veux, tu es libre maintenant, libre!
" Tu crois vraiment y arriver? "
Une voix de derrière avait l'honneur de lui adresser la parole. Ses mots lui semblaient tellement lointains.
Un petit " Pardon? " lui échappa.
" Ce n'est peut-être pas toi qui devrais dire pardon, mais plutôt les gens qui t'ont mit dans cet état... "
" Laisse moi "
Dit-il en haussant la voix le plus fort qu'il le pouvait, mais pas plus qu'un léger murmure lui parvint.
Ce n'est qu'un inconnu, oui, un inconnu c'est tout. Personne ne peut t'arrêter en ce moment, allez vas-t-en !
Saute, coule, nois toi, ne respires plus fais quelque chose mon petit !
" Aller saute si tu veux "
" Merci . . . "
" De toute facons si tu ne meurs pas maintenant, tu vas mourrir d'une grosse pneumonie avec les habits que tu portes . . . malheureusement . . . "
Merde, voilà la première personne qui te remarque vraiment. Mais tu t'en fous, pas vrai? Allez vas-y avant qu'il ne t'en empêche, saute !
" Ne comptes pas sur moi pour plonger et te sauver si tu sautes cependant. "
" Mais tu vas me laisser? J'en ai marre, tu m'entends? J'en ai marre ! "
" Ca j'ai très bien compris "
Le jeune garcon se décide de regarder cet inconnu en face, le faire disparaître, le laisser tout seul.
Ses longs cheuveux noirs battaient son visage de tout les sens, et eu mal au regard, mais put distinguer un garcons.
" Ce n'est de toute facon pas toi qui vas me faire vivre plus longtemps, au revoir ! "
Le jeune aux cheveux noirs se retourna pour accomplir son destin.
" Tu paris? "
" Tu crois que je rigole là? "
" Si je suis capable de te tenir en vie pendant un ans, tu ne devras plus recommencer "
Le garcons prêt à sauter, s'arrêta. Mais ne repondit pas. Tourna son regard vers une main tendue en sa direction.
" Allez, descend, tu vas voir tout va aller mieux. "
Tout va aller mieux? Mais il se fout de ta geule, ne l'écoute pas, saute avant qu'il ne t'attrappe comme tous les autres. Cours, cours, ne l'écoute pas. Ne l'écoute plus.
Sur le quai des vagues de couleurs noirs, noirs comme ses cheuveux.
Noirs comme sa petite vie, noirs comme les nuages passant.
Pris la main de ce gentil garcons, ne faisant pas plus que le remarquer.
Le rendre visible. Le faisant sortir de son propre ombre, cette ombre si méchante.
Pourquoi? Parce que. Parce que c'est comme ca.


